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# Posté le dimanche 09 mars 2008 17:35

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On peut, sans s'avilir, s'abaisser sous les dieux, les craindre et les servir.
[Voltaire]
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# Posté le dimanche 09 mars 2008 17:32

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On n'atteint pas le ciel par un simple saut, Mais nous construisons l'escalier pour l'atteindre.
[Josiah-Gibbert Holland]

# Posté le dimanche 09 mars 2008 17:17

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L'Art Et La Manière

# Posté le mardi 27 novembre 2007 13:36

Modifié le mardi 01 janvier 2008 17:42

32 - Bonjour Jeunesse

32 - Bonjour Jeunesse
Nous enfourchions des vélos en pleine nuit ; les pneus étaient crevés. Le goût de la cigarette était aussi infecte que celui de la vodka. Notre vie n'avait un sens pour personne : en fait, c'était une perte de temps. Chaque nuit, le désir n'était que le revers d'une pulsion refoulée par nos esprits candides. Nous n'étions pas des rêveurs, comme on se prête à le dire, mais juste des petits cons insolents et grossiers. Le monde n'appartenait à personne, et encore moins à nous. Mais nous seuls le possédions et l'exploitions sans gêne.

Et mes rêves s'accrochent à tes anches, comme ton corps se fond à mon âme.

Le besoin d'être se traduisait par une envie de mourir. Le chagrin reflétait une passion nécessaire qu'était celle de l'habitude prise à tout voir en grand. La petite peine se soignait au prosac, et la joie s'inhalait jusque dans les sinus. Il ne fallait rien laisser, rien : ni dans la boîte d'anxiolytiques, ni dans le sachet de cocaïne. La démesure était notre idéal, et contrairement à ce que vous pensiez, nous étions réalistes ; ludiques, même.

Et tes lèvres trouvant mon sein, et ta langue cherchant mon cou.

Nous avions crée une île, un désert, un lac ; ressemblant plus à une déchèterie de nicotine, qu'au paradis d'Adam et Eve. La débauche était omniprésente. Le bonheur était faux. De toute façon, tout était vain dans cette vie-là : l'amour, le sexe, la drogue, l'alcool, tout. Tout sauf l'amitié. Ce sentiment fraternel qui permettait à deux dépressifs de se tenir au courant le jour où l'un ou l'autre sauterait par la fenêtre ; pour qu'ils le fassent ensemble, entre amis. Celui qu'on aimait sans aimer, qu'on admirait sans envier, celui-là, il était toujours présent, surtout quand on en avait besoin. Et c'était lui, l'ami, le vrai, le grand. Le fraternel.

Et tes yeux qui se ferment, et ma bouche qui se crispe.

Nous étions la jeunesse, l'espoir de cette terre, l'unique héritière de toute une espèce. Bien-sûr, il y avait aussi l'élite : fils d'intellectuels et autres maîtres d'œuvres de notre avenir. Nous, nous étions les gens normaux. C'est triste à dire, mais la norme, c'était nous. Nous allions évoluer, et ce qui nous avait tant fait vomir, deviendrait notre force la plus ultime. La suprématie remplacerait le désordre, et l'ambition comblerait notre douleur.

Et l'orgasme qui s'éteint, et le jour qui se lève.
Alexis P

# Posté le mardi 23 octobre 2007 16:16

Modifié le mardi 01 janvier 2008 17:42